Transports, énergie : pour la suppression du droit de grève
Par Jean Guicheteau
Aujourd'hui, on annonce encore une nouvelle grève à la SNCF, qui risque de perturber une nouvelle fois gravement le trafic ferroviaire de TGV, Intercités, RER etc. plaçant leurs usagers encore dans de nouvelles difficultés pour se déplacer, et notamment se rendre à leur travail, à leurs affaires.
Il faut avoir le courage de dire maintenant que ce n'est plus tolérable et demander la SUPPRESSION pure et simple du droit de grève dans les services publics monopolistiques, liés au transport et à l'énergie. Pourquoi cette restriction ?
- Parce que ce sont des services essentiels à la qualité de vie de nos concitoyens qui en ont besoin chaque jour, pour travailler, visiter leur famille, une personne malade, partir en vacances, faire la cuisine, se chauffer, se laver...
- parce que des raisons environnementales et sanitaires, notamment l'évolution du climat et la pollution, on nous incite à privilégier les déplacements "doux" ou collectifs plutôt que la voiture, mais sans en tirer toutes les conséquences sur le fonctionnement du service,
- parce qu'un des principes cardinaux du service public, à côté de l'égalité et l'adaptabilité, est la CONTINUITE, qui exclut toute rupture de service, quelle qu'en soit la raison, et la grève constitue une entorse majeure et répétée à ce principe,
- parce que les services concernés disposent d'un monopole et que leurs salariés bénéficient d'un statut protecteur, qui ne peut se justifier que comme contrepartie d'obligations exorbitantes elles aussi,
- parce qu'on ne peut pas laisser à des organismes privés, les syndicats de salariés, le pouvoir exorbitant de prendre en otages des millions d'usagers et bénéficier ainsi à leurs frais d'un moyen de pression surdimensionné, la paralysie d'un pays.


