Iran : le KO plutôt que le chaos

Par Jean Guicheteau

L'opération déclenchée par les États-Unis et Israël pour empêcher le régime totalitaire, corrompu et terroriste iranien de détenir la bombe atomique suit son cours, et devrait finir par arriver à ses fins d'ici quelques semaines. Mais la résilience de ce régime étant plus forte que prévu, il y a un risque que l'on stoppe les bombardements trop tôt, sans pouvoir libérer définitivement le peuple et la communauté internationale de la nuisance absolue que constitue ce régime.

Il faut rappeler que ce régime, non seulement sème la terreur en interne mais aussi vis à vis de ses voisins arabes et de l'état d'Israël qu'il veut voir disparaître, et en étant aussi derrière la propagation du terrorisme islamique qui menace régulièrement l'Occident d'attentats, d'infiltrations, de désinformations, de séparatisme interne.

Rappelons aussi qu'il a commencé sa carrière criminelle il y a plus de 40 ans par l'attentat de l'immeuble du Drakkar à Beyrouth en 1983, s'effondrant sur les soldats français dont 58 ont péri. Cet acte de guerre n'a jamais été puni par la France, qui a préféré regarder ailleurs. Il y a eu ensuite toute une série d'attentats à Paris, Nice, Strasbourg... dont on sait que l'Iran est l'inspirateur, sinon l'instigateur. On estime que ce régime a tué une centaine de français et il retenait encore il y a peu deux otages à Téhéran.

L'occasion est donc inespérée d'en finir une fois pour toutes et d'améliorer d'un seul coup la paix dans le monde, sachant qu'un simple arrêt des hostilités dans 2 ou 3 semaines sans changement de régime serait considéré par lui comme une victoire et nous mènerait au chaos et à devoir passer tous les jours sous les fourches caudines du détroit d'Ormuz.

Par conséquent, la France ne peut rester neutre dans cette affaire et doit contribuer, en fonction de ses possibilités militaires, et avec les autres pays européens à poursuivre la lutte qui doit s'internationaliser dans une coalition démocratique pour en finir.