2027 : la chute du mur ?
Par Jacques Leclerc
Est-ce que le mur va tomber ? Enfin ! Le mur de la dette, des dépenses publiques, des normes, des agences inutiles, des niches fiscales, de la bureaucratie prolifique, du clientélisme, des énergies "renouvelables" et leur facture, du wokisme et ses intolérances, des interdictions proliférantes (voir réseaux sociaux entre autres), du marxisme et ses épigones, le bourdieusisme et ses bourdes, le foulcadisme et ses foucades etc. Va-t-on en être enfin débarrassés ? Au moins dans l'espace public. Quand on relit les causes de la chute du mur de Berlin, la situation derrière le rideau de fer en 1988, on est frappé par la ressemblance avec la situation de la France en 2026 : quand Gorbatchev prend les rênes du soviétisme en 1985, il ne sait que trop bien que les caisses sont vides, l'économie en déréliction, les services publics à la ruine, l'agriculture sacagée, le travail à la ramasse...
Les mêmes causes et les mêmes effets
Les causes ? Elles ont pour nom collectivisation, planification, opacité des comptes publics, centralisation, déresponsabilisation. On a longtemps dit que la France était une "Union soviétique qui a réussit" mais c'est un oxymore, rien, nulle part, ne peut, n'a et ne pourra jamais réussir avec les méthodes du collectivisme.
Or paradoxalement, alors que le monde entier prenait en compte ce magistral échec, rendu soudain aveuglant, en désétatisant, la France, à rebours de cette évolution, engageait un mouvement dans le sens contraire : plus d'étatisation, moins de décentralisation, plus de subventions et d'allocations tout azimut. Et la réduction généralisée de la durée du travail, et l'abolition programmée de l'énergie nucléaire, et la destruction aveugle mais déterminée de l'éducation et de la santé.
Alors on voit bien certains partis politiques essayer de sauver le système avec des déclarations tonitruantes masquant quelques aménagements à la marge. Le discours d'Edouard PHILIPPE est un modèle du genre à cet égard. Ou d'autres, (la France Insensée ?), tentés d'en rajouter encore une couche !
Or c'est à un nouveau mur de Berlin qu'il nous faut nous attaquer après 2027, sinon il s'effondrera tout seul, mais avec des victimes.


